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« Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12, 10) : tel était le thème de la récollection proposée par l’Action Catholique des Milieux Indépendants (ACI) à l’abbaye de la Trappe le samedi 2 avril dernier avec le Père Olivier, et qui a rassemblé une vingtaine de personnes.
Pour enraciner notre démarche dans le concret de nos vies, nous étions invités à partager une situation de faiblesse et à dire comment elle avait été une force pour nous. Fragilités physiques : maladie, opération, hypersensibilité, mort. Fragilités dans les relations, qu’elles soient familiales ou amicales Fragilités spirituelles avec les moments de doute
Avec l’inquiétude, la désespérance que cela entraîne et avec les questions qui surgissent : Ce qui a été cheminement pour beaucoup d’entre nous c’est : « Le Seigneur me portait et je ne le savais pas. » « Je ne pouvais que prier. » « J’ai demandé à l’Esprit Saint de m’éclairer. » Le Père Olivier nous a alors donné des éléments pour comprendre et relire ces événements. Voilà quelques pistes que nous retenons. La fragilité est constitutive de notre humanité chacun en fait l’expérience : c’est universel. Comment notre faiblesse peut-elle trouver une fécondité ? Le rapport entre nos forces et nos faiblesses fonde notre vie. Une société s’apprécie à la manière dont elle aide les personnes à surmonter leurs fragilités. Peut-on dire du Christ qu’il est fragile ? Vulnérable, Faible ? En s’incarnant il devient vulnérable mais sur la croix il est fort dans sa fidélité à l’Amour jusqu’au bout, dans sa fidélité à ce qu’il est et à sa mission, dans sa confiance au Père qui le relèvera. Dieu ne nous veut pas faibles, il nous accompagne pour nous donner la force dont nous avons besoin, il nous appelle à un regard de lucidité et de foi. Quel est notre imaginaire de Dieu ? Quand on parle de la toute puissance de Dieu, c’est déjà reconnaître que nous autres, nous ne le sommes pas. Le sommet de sa puissance est dans l’amour, la miséricorde et le pardon. De la fragilité jaillit la lumière.
Reconnaître nos faiblesses, oui. En faire un alibi, non. La reconnaissance de nos faiblesses ne nous empêche pas d’être forts et heureux. Nous sommes tous un peu fissurés, mais Dieu, si nous le lui demandons, sait faire des merveilles avec nos faiblesses. (Foyer de charité de Tressaint) |